
Le saviez-vous ?
Ce n'est qu'à la fin du XVIIème siècle que le cycle de l'eau a dévoilé ses secrets. Pierre Perrault (le frère de Charles) et Edmond Halley (le « père » de la comète) comptent parmi les premiers savants à avoir compris que l'eau circule en circuit fermé.


L'eau, c'est la vie ! En plus d'offrir sa structure à chaque organisme, l'eau garantit le bon équilibre de la planète en régulant son atmosphère et sa température. Liquide, vapeur, glace : l’eau est une matière vivante comme nous le démontre son cycle de transformations.
Les premières cellules vivantes à l'origine de toute la biosphère sont apparues dans les étendues d'eau originelles présentes à la surface de la Terre. Tandis qu'elles se développèrent, elles bénéficièrent encore des propriétés de l'eau.
Comme solvant, celle-ci leur fournit en effet les nutriments et les sels minéraux qu'elle dissout. Surtout, par sa faculté à changer d'état, elle participe à la formation de l'atmosphère et donc à la création d'un milieu favorable à la vie.
L’échange d’eau est permanent entre les quatre grands réservoirs d’eau que sont pour la partie terrestre, les mers et océans, les eaux continentales (superficielles et souterraines), et pour la partie atmosphérique l’atmosphère et la biosphère.
Cet échange, appelé cycle externe, est activé par le rayonnement du soleil qui maintient les différentes masses en mouvement. Le cycle de l’eau est stationnaire ce qui signifie que toute perte d’eau par la partie atmosphérique est immédiatement compensée par la partie terrestre, et inversement.
En moyenne, 65% de l'eau qui tombe sous forme de précipitations s'évaporent à nouveau sous l'action du soleil tandis que 24% ruissellent et rejoignent les cours d'eau, les lacs, les mers et les océans et que seulement 11% s'infiltrent pour alimenter les nappes phréatiques.
En s'infiltrant ou en ruisselant, l'eau interagit avec le milieu qu'elle traverse et se charge en minéraux ou en toute autre substance se trouvant sur son passage et qu'elle est à même de dissoudre.
Elle véhicule ainsi autant de nutriments essentiels que, parfois, de polluants. Polluants qui, à l'exemple des nitrates, peuvent être acheminés jusque dans les nappes phréatiques.
Ou bien encore, à l'exemple des résidus de combustibles fossiles, remonter dans l'atmosphère pour retomber éventuellement dans une autre partie du monde sous forme de pluies acides.
Sur les 1500 millions de km3 d'eau qui composent l'hydrosphère, le volume d'eau douce utilisable n'est que de 9 millions de km3.
C'est-à-dire une part infime ! De plus, tous les stocks d'eau douce ne se renouvellent pas au même rythme.
Ainsi, les eaux souterraines des nappes phréatiques sont renouvelées environs tous les 1400 ans, les glaciers tous les 1500 ou 10 000 ans en fonction de leur taille, les rivières tous les 16 jours, l'atmosphère tous les 8 jours.
On le voit, l'eau qui intéresse le plus la consommation humaine parce qu'elle est la plus pure (l'eau des nappes ou issue des glaciers) se renouvelle dans un temps très long. Cette lenteur pose bien des problèmes : les nappes peuvent être taries en cas de surexploitation et bien évidemment polluées pour plusieurs siècles...
Les premières traces de la présence d’eau sur terre datent d’il y a à peu près 3.8 milliards d’années sous la forme des cyanobactéries. Petit à petit, la vie végétale a évolué vers la vie aérienne.
